martes, 9 de marzo de 2021
viernes, 19 de febrero de 2021
Emily Bisharat première avocate jordanienne inscrite au barreau
Emily Bisharat naît en 1913, dans une famille de la ville de Salt. Dès son plus jeune âge, elle veut devenir avocate. Étudiante brillante, après avoir obtenu son diplôme du Syrian British Collège de Beyrouth, elle devient l’une des premières enseignantes de Jordanie. Quelques années plus tard, elle étudie le droit à l’Université de Londres et retourne dans son pays pour y être la première avocate jordanienne inscrite au barreau. Sa fonction et sa spécialisation lui confèrent une connaissance approfondie des problèmes auxquels sont confrontées les femmes jordaniennes. Elle décide donc d’agir. Elle et ses collègues avocates parviennent, après des efforts acharnés, à créer en 1945 le premier syndicat de femmes en Jordanie. Au fil des années, son militantisme sa prise de conscience s’intensifient et gagnent en maturité. Emily Bisharat et ses camarades, créent un nouveau syndicat de femmes « L’Union des femmes arabes » dans les années 1950. Elle poursuit son action sociale ainsi que son combat politique et, devient une personnalité éminente au sein du monde arabe. On compte parmi les jalons les plus importants de son parcours l’obtention des jordaniennes du droit de vote et de se porter candidate aux élections en 1974. Elle meurt en 2004, à l’âge de 90 ans. Au cours de sa vie, elle a reçu un grand nombre de médailles et de titres honorifiques, et de nombreux centres d’activités destinées aux femmes portent aujourd’hui son nom.
http://www.efi-ife.org/sites/default/files/EFI_Gender%20Equality%20Education%20manuel_FR.pdf
http://jordanembassyus.org/blog/women-activists-remember-life-and-legacy-emily-bisharat
jueves, 18 de febrero de 2021
Rola Hoteit
La carrière de capitaine de ligne de Rola Hoteit a commencé il y a presque 25ans par un défi. Elle était étudiante en deuxième année de mathématiques à l’Université Américaine de Beyrouth (UAB) quand l’un de ses amis lui a fait part d’une annonce surle recrutement par Middle East Airlines de pilotes hommes etfemmes. Il a plaisanté autour de l’idée selon laquelle les femmes parvenant à peine conduire une voiture comment pourraient elles piloter un avion… Piquée au vif Rola a défendu le fait que les hommes et les femmes étaient égaux.
Comme il continuait de se moquer elle l’a mis au défi de postuler avec elle et de voir ce qui s’en suivrait. 25 ans plus tard, c’est elle qui pilote des avions, lui non ! Rola a été la seule femme pilote au Liban pendant 23 ans et reste aujourd’hui la seule femme capitaine dans son pays. Elle est mariée et mère de deux garçons: l’un est étudiant à Stanford, l’autre est lycéen. Elle a parallèlement à son travail repris ses études et obtenu un Brevet Supérieur en mathématiques. Elle prépare désormais une maîtrise en philosophie à l’UAB.
Élue à la vice-présidence régionale de la Fédération internationale des Associations de Pilotes de ligne (IFALPA), et première femme à occuper cette fonction, Rola Hoteit obtient aussi une bourse en Grande Bretagne de la très sélective Royal Aeronautical Society, parmi d’autres prestigieuses distinctions.
http://www.efi-ife.org/sites/default/files/EFI_Gender%20Equality%20Education%20manuel_FR.pdf
sábado, 13 de febrero de 2021
Djamila Bouhired
Djamila Bouhired est née en juin 1935 à Alger, alors en Algérie française, dans une famille de classe moyenne d’un père algérien et d’une mère tunisienne. Elle est scolarisée à l’école française. Djamila Bouhired rejoint le Front de libération nationale durant ses années étudiantes. Elle travaille plus tard comme officier de liaison, et assistante personnelle de Yacef Saadi, chef de la Zone autonome d’Alger pendantla bataille d’Alger. Elle fait partie des six femmes « condamnées à mort pour des actes terroristes » pendant la guerre d’indépendance. Le 9 avril 1957, elle est capturée parla 4e compagnie du 9e régiment de Zouaves du capitaine Sirvent.
Étant porteuse de documents prouvant qu’elle est en contact avec Yacef Saadi, les services spéciaux la torturent pourlui faire avouer où il se cache, mais elle ne livre que des adresses sans importance et des informations déjà révélées par les documents saisis. Inculpée pour sa participation aux attentats, elle est avec Djamila Bouazza, condamnée à mortle 15 juillet 1957. Soutenue par une intense campagne internationale elle est finalement graciée, puis libérée en 1962 dans le cadre des accords d’Évian.
La vie de DjamilaBouhired a été adaptée au cinéma par Youssef Chahine dans le film Djamilah, sorti en 1958. Elle a été décorée de l’ordre du Mérite national d’Algérie (première classe) et de l’Ordre de l’Ordre de Grand-officier de l’ordre de la République en Tunisie.
Djamila Bouhired vit en Algérie. Elle a été l’une des personnalités les plus importantes du mouvement populaire du Hirak qui a débuté en février 2019.
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viernes, 12 de febrero de 2021
Hypathie d’Alexandrie
Hypatie d’Alexandrie est la fille du mathématicien Théon d’Alexandrie (env. 335 - env. 405). Elle est née aux alentours de 370 et a vécu sous le règne de l’empereur Flavius Arcadius. C’est une philosophe néoplatonicienne, astronome et mathématicienne. Femme de lettres et de sciences, elle est à la tête de l’école néoplatonicienne d’Alexandrie. Alexandrie est perçue à cette époque comme la deuxième capitale philosophique mondiale du monde gréco-romain après Athènes. Hypatie y enseigne les mathématiques et la philosophie à des étudiants de toute la zone méditerranéenne.
L’historien chrétien, contemporain d’Hypatie, dit d’elle, qu’elle avait fait un si grand progrès dans les sciences qu’elle surpassait tous les Philosophes de son temps, et qu’un nombre infini de personnes accouraient pourl’écouter. Autre faitremarquable : elle ne se sentait aucunement décontenancée à l’idée de se rendre à une assemblée d’hommes. Elle écrit en grec, qui est la langue parlée par les personnes les plus instruites en Méditerranée orientale à cette époque.
Les ouvrages écrits par Hypatie dont les titres nous sont parvenus concernent les mathématiques etl’astronomie. Une partie de son traité SurleCanonAstronomique de Diophante est retrouvée dans la bibliothèque du Vatican au XVe siècle. La plupart des chercheurs aujourd’huire connaissent qu’Hypatie a été l’une des plus grands mathématiciens de son temps.
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martes, 9 de febrero de 2021
Touria Chaoui, première femme pilote non seulement du Maroc mais aussi de l’Afrique
Touria Chaoui, la plus jeune et la première femme pilote non seulement du Maroc mais aussi de l’Afrique et du monde arabe arabe. Passionnée dès son enfance par les jeux mécaniques, elle décide, à une époque où il n’était pas facile pour une femme marocaine d’apprendre à piloter, de s’inscrire à l’école d’aviation de Titt Melil, qui étaitréservée aux enfants de colons. Sa famille a beaucoup fait pour lui permettre de suivre cette formation, malgré l’hostilité etle harcèlement sévère dont elle étaitl’objet. Elle était déterminée à poursuivre ses études et a obtenu brillamment son diplôme.
Touria a été soumise à quatre tentatives d’assassinat parles colonialistes entre 1954-1955 : une bombe a été lancée sur la maison de sa famille et elle a été la cible de plusieurs attaques par armes à feu, car elle représentait un symbole de lutte et de résistance. La cinquième tentative de meurtre a été fatale, la veille de l’accès parle Maroc à l’indépendance, Touria n’avait que 19 ans.
Plus de 60 000 Marocains ont accompagné ses funérailles, et un très grand nombre de familles marocaines appelle leurs filles par son nom.
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miércoles, 3 de febrero de 2021
Majida Masri politique palestinienne engagée pour la cause des femmes palestinienne
Figure politique palestinienne engagée pour la cause des femmes palestinienne, Majida Masri est née à Haïfa en 1947, elle a immigré avec sa famille à Naples en 1948 suite à la Nakba. Après des études secondaires à Nablouse, elle a obtenu une licence de Chimie à l’Université du Caire en 1970. Majida à lié très tôt l’engagement féministe à son combat politique. Elle a rejoint la résistance palestinienne après l’occupation de laCisjordanie et de la bande de Gaza parIsraël en 1967. Éloignée de force l’année suivante, elle n’a pu retourner dans son pays qu’après 28 ans en temps que membre du conseil national palestinien, après l’accord de paix. Pendant ses années d’exil au Liban et en Jordanie elle a occupé diverses responsabilités notamment au sein d’organisations féministes et de la coordination du Réseau Féministe Arabe contre la normalisation, formé en 1995 lors de la Conférence préparatoire des pays arabes de la Conférence de Pékin. Depuis son retour en Palestine en 1997 elle a été l’une des premières féministes à assumer des responsabilités politiques de premier plan.
Elle est membre depuis 1996 du Conseil National Palestinien, depuis 2003 membre du bureau politique du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine, et membre du secrétariat de l’Union Générale des Femmes Palestiniennes depuis 2015. Majida a assuré deux mandats de Ministre desAffaires Sociales entre 2009 et 2013 et a établi dans le cadre de ses fonctions un partenariat entre le Ministère et la société civile sur les droits des femmes. Elle a été alors dans ces fonctions, à l’origine de différentes mesures visant à protéger les femmes victimes de violence. Elle est aujourd’hui membre de plusieurs organisations et réseaux féministes en Palestine et au plan international.
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viernes, 29 de enero de 2021
Hoda Chaaraoui très actif pour les droits des femmes
Hoda Hanem Chaaraoui est égyptienne, elle nait en 1879 et meurt en 1947. Eduquée, voyageuse et parlant plusieurs langues, elle va jouer un rôle très actif pour les droits des femmes dès 1919 lorsqu’elle crée la « Société de la femme nouvelle » pour favoriser l’alphabétisation des femmes et l’enseignement de l’hygiène. Quatre ans plus tard, en 1923, elle fonde l’« Union Féminine Egyptienne ». Elle participe également à la vie politique égyptienne notamment au sein du Wafd pour parvenir à l’indépendance de l’Égypte. Après la mort de son mari auquel elle avait été mariée à l’âge de 13 ans, à son retour d’un voyage dans le cadre de ses activités associatives, elle se dévoile : l’égalité femmehomme passe, déclare-t-elle, par l’amélioration des conditions sociales des femmes, le développement de leur éducation et une solidarité des pays arabes, femmes et hommes confondus.
C’est dans ce sens qu’elle écrit au Premier Secrétaire de la Ligue arabe nouvellement constituée en 1945 pourlui faire part de l’intérêt de l’Union des Femmes Arabes pour les affaires politiques et sociales. Elle lui mentionne que l’article 13 des statuts de l’Union stipule que son bureau s’efforcera de déléguer des membres de ses commissions à la Ligue des États arabes pour travailler à l’établissement d’une collaboration en vue de servir « les intérêts nationaux communs » et parce que « les circonstances actuelles exigent la collaboration des deux sexes ».
Véritable pionnière en matière des droits des femmes dans le monde arabe, elle réunit les associations féminines dans ce combat mais aussi dans les luttes pourl’indépendance de leurs pays. La vie et l’œuvre de Hoda Hanem Chaaraoui invitent à garder en mémoire son histoire, source d’inspiration et de réflexion en ces temps où les débats sur l’égalité entre les femmes et les hommes et l’indépendance des peuples restent de pleine actualité, le parcours et les actions de cette femme valent d’être connus et promus comme exemples.
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jueves, 28 de enero de 2021
Les femmes absentes de l’Histoire et des médias
Les femmes sont sous-représentées dans l’Histoire, dans les Sciences et dans les Arts. Lorsqu’elles ne sont pas totalement invisibles, la manière dont elles sont présentées tend à minimiser l’impact qu’elles ont pu avoir sur leur époque, qu’il s’agisse de leur rôle dans la vie sociale (activités et professions exercées, contributions en temps de guerre…) ou dans l’évolution de la société (lutte pourl’obtention de droits politiques, économiques ou sociaux). À quelques exceptions près, les personnalités féminines qui, dans le monde ont marqué la vie politique, scientifique ou culturelle, y compris les contemporaines, sont généralement absentes des manuels scolaires, ce qui prive les élèves d’une diversité de modèles de référence féminins. Enseignerl’égalité des sexes implique deux objectifs : Rendre compréhensible l’ordre social sexué, lorsqu’est évoqué le passé – dans les livres d’histoire et de littérature par exemple, ou le présent – dans les manuels d’éducation civique, dans les médias. Il s’agit non seulement de rendre visibles les femmes mais de mettre en évidence et d’expliciter les processus de hiérarchisation, de marginalisation, et d’exclusion auxquels elles font face. Il s’agit aussi d’expliciter leur rôle précis et la nature des obstacles auxquels sont confrontées les femmes pour accéder à la connaissance, à la sphère publique, aux responsabilités… Il s’agit aussi de mettre en évidence les processus d’égalité et les acquis des luttes des femmes pour ne pas les enfermer dans le statut de victimes. Promouvoir l’égalité en présentant des situations fictives et réelles, issues de différentes sociétés, on veillera dès lors, à ne présenter que des femmes d’exception.
Comment sont dénommées les populations dans les livres d’histoire ? Inclut-on les femmes ? (cf. les Algériens, la nation, le peuple, les paysans…) Quelles sontles personnalités réelles ou fictives présentes dans les manuels scolaires ? (les célébrités des mondes politique, scientifique, philosophique, littéraire, artistique, musical, sportif et économique, ou encore les personnages d’œuvres romanesques, cités dans les exemples, dans les biographies) Qui sontles auteur.e.s de documents de référence (textes de littérature, documents d’histoire...). Questions clés
À toues les époques et dans tous les pays, l’égalité des droits entre les hommes et les femmes n’a pas été la norme. Les femmes ont affronté jusqu’à ce jour plusieurs types de discrimination aux plans social, politique, économique et culturel. Il s’agit d’expliciter ici la place et le statuts des unes et des autres selon le contexte historique, en comparant les diverses époques et divers types de sociétés, en s’appuyant sur les conventions internationales relatives aux droits des femmes. On montrera le lien entre les acquis en matière des droits des femmes et l’évolution de leur rôle dans toutes les sphères de la vie.
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miércoles, 27 de enero de 2021
Définitions liées à l’égalité entre les sexes
Différence
Nous sommes tous et toutes différent.es, par des traits physiques, culturels, de caractère, d’origine, etc. Toute société peut établir une hiérarchie à partir de diffé - rences observées en fonction de ses règles et valeurs. La hiérarchisation des diffé - rences induit discriminations (différences de traitement) et inégalités (différences de situation).
Discrimination à l’égard des femmes
« Toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour effet ou pour but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes, quel que soit leur état matrimonial, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, des droits humains et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou dans tout autre domaine »
(Article premier de la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Égard des Femmes).
Égalité
Femmes et hommes jouissent du même statut et ont des chances égales de réaliser pleinement leurs droits humains et leur potentiel afin de contribuer au développement politique, économique, social et culturel de leur pays et d’en recueillir les bénéfices. La société accorde une égale valeur aux similitudes comme aux différences des femmes et des hommes et aux ifférents rôles qu’ils ont dans la société.
(Plan d’action de l’UNESCO pour la priorité Égalité des genres : 2014-2021)
Genre
Le « genre » réfère à la culture et à la classification sociale en « masculin » et en « féminin ». Le genre fait donc référence aux qualités, aux goûts, aux aptitudes, aux rôles et aux responsabilités, associés aux hommes et aux femmes dans une société.
La définition du masculin et du féminin connaît une grande variabilité, preuve de son origine sociale, puisque chaque société élabore son classement selon des critères et des logiques qui lui sont propres. Les notions de masculin et féminin ne s’élaborent pas indépendamment l’une de l’autre mais sont interdépendantes.
(Brugeilles et Cromer, Unesco 2005)
Analyse de genre
Exercice d’évaluation visant à comprendre les différences et similitudes entre femmes et hommes en ce qui concerne leurs expériences, leurs connaissances, leur situation, leurs besoins, leur accès aux ressources etleur contrôle de celles-ci, leur accès aux fruits du développement et aux pouvoirs décisionnels. C’est une étape essentielle vers une planification et une programmation attentives et transformatrices en matière de genre. (Plan d’action de l’UNESCO pour la priorité Égalité des genres : 2014-2021)
Système de genre
Ensemble de croyances, de normes, de pratiques, de connaissances qui organisent les rapports entre les femmes et les hommes dans une société donnée.
Inégalité
Il y a inégalité quand un individu ou une population détient des ressources, a accès à certains biens ou services, à certaines pratiques, auxquels d’autres n’ont pas ou peu accès.
Matériels didactiques
N’importe quel média utilisé à l’appui d’un programme d’apprentissage, souvent pour compléter le texte de base, comme les cahiers d’exercices, les diagrammes, les jeux éducatifs, les bandes audio et vidéo, les affiches etles livres de lecture.
Manuels scolaires et matériels didactiques de qualité
« Une conception plus large et plus actuelle définit comme matériels didactiques de qualité ceux qui engagentles apprenant.e.s dans un processus actif d’acquisition des connaissances, compétences, attitudes et valeurs nécessaires pour devenir des citoyens responsables de leur communauté et du monde. » (Définitions extraites de Stratégie globale d’élaboration des manuels scolaires et matérielsdidactiques,Paris,UNESCO, 2005)
Mixité
Fait d’intégrer des personnes des deux sexes. Cependant, mixité n’est pas synonyme d’égalité, par exemple si les deux sexes ne sont pas à parité ou s’ils coexistent sans interagir ou s’ils ne sont pas traités également.
Représentations sexuées
Savoir de sens commun construit dans les interactions sociales, les représentations, à la fois générées et acquises.
Sexe
Caractères biologiques différenciant la femme etl’homme.
Sexisme
Instrumentalisation des différences physiques et biologiques entre les sexes pour justifier des différences de statut, de traitement, ou de droits. Le sexisme s’exprime par des paroles, des gestes, des comportements ou des actes qui excluent, marginalisent ou infériorisent un sexe par rapport à l’autre. Ce terme renvoie à la domination universelle des hommes surles femmes.
Socialisation
Processus au cours duquel un individu tout au long de sa vie intériorise les normes et les valeurs de la société à laquelle il appartient et l’intègre à sa personnalité pour s’adapter à son environnement. La socialisation est différentielle entre les sexes ou sexuée quand ce processus induit un traitement différencié des enfants selon leur sexe et détermine leurs comportements.
Stéréotype
Représentation simplifiée, déformée,rigide, normative, qui aide à classer l’information. Le stéréotype devient négatif quand il enferme l’autre dans une identité, c’est-àdire l’essentialise. Les stéréotypes servent notamment de justification aux inégalités. Violence à l’encontre des femmes Définie à l’article premier de la Déclaration Onusienne surl’élimination de la violence à l’égard des femmes (1993). L’expression désigne « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».
http://www.efi-ife.org/sites/default/files/EFI_Gender%20Equality%20Education%20manuel_FR.pdf
viernes, 15 de marzo de 2019
Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne et militante des droits humains, a été condamnée à prison
Nasrin Sotoudeh, qui a déjà passé trois ans en prison, a été condamnée à sept ans de prison par la justice iranienne. Elle avait reçu le prix international des droits de l'homme Ludovic-Trarieux en septembre 2018.
L'avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, célèbre militante des droits humains, arrêtée en juin 2018, a été condamnée à sept ans de prison par la justice iranienne, selon l’agence de presse semi-officielle Isna. “Cinq ans de prison pour conspiration contre le système et deux ans pour avoir insulté le guide” suprême Ali Khamenei, a déclaré le juge à la tête de la 28ème chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran.
Mais dans un message publié lundi sur son compte Facebook, Reza Khandan, le mari de Nasrin Sotoudeh, affirme qu’il y aurait d'autres peines de prison prononcées à son encontre. Au total, pour sept chefs d’accusation, la lauréate du Prix Sakharov en 2012 “a été condamnée à 38 années de prison et 148 coups de fouet”. Amnesty International s’est indigné de cette condamnation, “la plus sévère [que l’ONG] ait rapportée à un défenseur des droits humains en Iran ces dernières années”, évoquant “ l'injustice scandaleuse de sa peine”.
La cour "a tenu une audience pour ce procès à laquelle ma cliente n'était pas présente et nous avons finalement compris que la cour l'avait condamnée par contumace", a déclaré Mahmoud Behzadi-Rad, l'un des avocats de Nasrin Sotoudeh, selon l’Isna.
Une infatigable défenseuse des droits
Emprisonnée à Téhéran depuis le 13 juin 2018, Nasrin Sotoudeh avait défendu plusieurs femmes ayant protesté contre le port obligatoire du voile en Iran et qui s'étaient montrées en public sans foulard. Elle avait alors été informée qu'elle était arrêtée afin de purger une peine de cinq ans de prison pour “espionnage”, alors qu’elle ignorait tout de cette condamnation.
L'avocate de 55 ans et figure du combat en faveur des droits de l'Homme en Iran, avait déjà passé trois ans en prison, entre 2010 et 2013, pour "activité contre la sécurité nationale" et "propagande contre le régime", après avoir défendu des opposants arrêtés lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection contestée de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
Durant son incarcération, elle avait observé trois grèves de la faim pour protester contre ses conditions de détention dans la prison d'Evine et pour lever l'interdiction de voir son fils et sa fille. Soutenue par la communauté internationale, Nasrin Sotoudeh avait été graciée et libérée le 18 septembre 2013, mais avec une interdiction de quitter le pays jusqu'en 2022.
Par Anne-Marie Kraus
https://www.idiva.com/news-work-life/human-rights-lawyer-nasrin-sotoudeh-sentenced-to-38-years-in-prison-by-iran/17079678
https://www.marieclaire.fr/nasrin-sotoudeh-avocate-iranienne-et-militante-des-droits-humains-condamnee-a-de-la-prison,1296612.asp?fbclid=IwAR081uTghdOhhI9x-kAOL4nQ4LA9oPi5uSIG9WgIrkCbTaJrJTQESdN7vNw
sábado, 8 de septiembre de 2018
Chouftouhonna 2018: 4e édition du festival d’Art féministe de Tunis du 6 au 9 septembre
https://www.tekiano.com/2018/09/05/chouftouhonna-2018-programme-de-la-4e-edition-du-festival-dart-feministe-de-tunis-du-6-au-9-septembre/
miércoles, 4 de abril de 2018
LE TÉMOIGNAGE D’UN HOMME ÉQUIVAUT À CELUI DE DEUX FEMMES
Dr. Asma LAMRABET
Dr Asma Lamrabet explicitant les raisons de sa démission du Centre d’Etudes Féminines en Islam
- Je n’ai pas souhaité m’exprimer, depuis l’étranger, où je participais à un séminaire académique, sur les raisons ayant conduit à ma démission et ce pour éviter toute instrumentalisation malveillante qui viendrait travestir mon patriotisme, mes valeurs et mes profondes convictions.
- A l’occasion d’une conférence universitaire de présentation de l’ouvrage collectif sur l’héritage, mes propos, exprimés à titre strictement personnel et rapportés par un organe de presse ont suscité un tollé et une grande polémique lors de la 20èmesession du Conseil académique de la Rabita. Devant une telle pression, j’ai été contrainte à présenter ma démission en raison des divergences portant sur l’approche de l’égalité femmes hommes au sein du référentiel religieux
- A ceux qui voudraient m’accabler, je dirais que mon action, à titre bénévole au sein de la Rabita, pendant près de dix ans n’avait d’autre ambition que de servir mon pays et de promouvoir cette troisième voie, celui d’un islam apaisé, contextualisé et en phase avec les valeurs humanistes universelles compatibles avec nos valeurs culturelles.
- Je porte en moi et défends les valeurs que Sa Majesté le Roi n’a cessé de prôner pour la préservation des constantes du pays, pour la défense des droits légitimes des femmes et la marche irréversible du Maroc vers la modernité.
- L’islam comme référentiel incontournable et tel que clairement stipulé dans notre Constitution, ne saurait être pour nous marocains, femmes et hommes, ni une barrière ni un obstacle pour l’émancipation dans la justice et l’égalité en droits.
- En tant que marocaine, qui a puisé son inspiration dans notre Islam, je me sens fière et forte de ses enseignements et des portes qu’il m’a ouvertes sur la réalité, l’altérité et la pluralité culturelle, ce qui a permis à notre pays de faire de sa richesse, de sa diversité et de sa spiritualité, un atout reconnu, respecté et souvent envié.
- Cet engagement n’est pas seulement le mien, il est nourri et porté par la majorité des composantes de notre Nation. Il est celui du consensus national, du compromis, de l’Islam du juste milieu, celui qui a permis à notre pays d’évoluer sereinement et lucidement vers la modernité.
- J’ai toujours prôné une lecture progressiste, réformiste et dépolitisée pour opérer une nouvelle approche de la question des femmes dans l’Islam. C’est l’action que j’ai toujours mené à travers la déconstruction des lectures rigoristes et patriarcales, notamment à travers mes différents ouvrages et au sein du Centre d’études féminines, qui est devenu un espace de référence dans la réforme du champ religieux initié par la plus haute autorité politique du pays.
- Je voudrais enfin remercier tous ceux et celles qui m’ont témoigné leur solidarité et leur soutien, mais le plus important aujourd’hui est de soutenir, plus que jamais, les droits légitimes des femmes pour un Maroc de justice et d’égalité.
miércoles, 14 de marzo de 2018
Nawal Al Saadawi soutient les femmes tunisiennes
* Le nom de famille c'est automatiquement celui du père. Quand c'est une mère célibataire, son fils est inscrit comme "batârd" sur ses papiers officiels. C'est une humiliation pour la femme et l'enfant. Et il faut une procédure judiciaire pour lui donner le nom de sa mère.
https://www.facebook.com/nawalalsaadawiofficial/videos/1631700870238795/
Mercy Fatma Nsoumer
lunes, 12 de marzo de 2018
Communiqué du 11 mars 2018 de la Coalition tunisienne pour l’égalité dans l’héritage
domingo, 11 de marzo de 2018
Marche des Tunisiennes pour l´egalité dans l´heritage
lunes, 5 de marzo de 2018
Appel à la Marche pour l’égalité dans l’héritage en Tunisie 10 Mars 2018 - 14h - de Bab Saadoun au Bardo
- Nous vivons dans un pays qui a inscrit, dans sa constitution (articles 21 et 46) l’égalité totale entre les hommes et les femmes dans tous les domaines que le gouvernement doit promouvoir dans la loi et dans la pratique.
- Nous vivons dans un pays qui a signé, ratifié et levé formellement toutes ses réserves sur la « Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes » (CEDEF/CEDAW), laquelle stipule clairement que les États doivent obligatoirement transposer ses dispositions pour l’égalité entre hommes et femmes, dans le droit national.
- Nous vivons dans un pays qui a adopté le 11 Aout dernier, une loi historique et intégrale pour mettre fin à toutes les formes de violences faites aux femmes, y compris la violence économique et où la loi impose aux femmes de contribuer aux charges de la famille si elle a des biens. (Article 23 alinéa 5 du CSP)).
- Nous vivons dans un pays ou l’inégalité successorale freine l’entrepreneuriat féminin, appauvrit les femmes et réduit leur autonomie. Elles ne sont que 12% à être propriétaires d’un logement et 14% à posséder une terre. La faiblesse des ressources héritées par les femmes réduit leurs chances d’accès à la propriété et aux crédits, ce qui entrave leur autonomie économique et aggrave leur vulnérabilité et celle de leur ménage.
- Nous vivons dans un pays où les femmes sont de plus en plus instruites et compétentes (53% des élèves du secondaire et 66% des étudiants à l’université tunisienne), subviennent autant que les hommes aux besoins des ménages en contribuant à toutes catégories de dépenses. Elles méritent donc un partage égalitaire des ressources et de l’héritage.
- Nous vivons dans un pays où, malgré les grands principes d’égalité femmes/hommes, inscrits dans tous les textes fondamentaux et en dépit de certaines avancées, dont tout le monde se félicite, sévissent toujours domination patriarcale, inégalités flagrantes entre les sexes et violences.
- Nous vivons dans un pays où le maintien de l’inégalité successorale est à la fois discriminatoire et anticonstitutionnel et, handicape l'accès des femmes à un statut de citoyenneté à part entière.









