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martes, 17 de enero de 2017

MAROC: Sur les violences faite aux femmes



 Recommandations à l’Etat marocain
• Lutter contre les violences basées sur le genre par la mise en œuvre du Plan gouvernemental de l’Égalité ainsi que par l’opérationnalisation réelle et coordonnée des stratégies des différents départements ministériels ;
• Réviser la législation pénale pour répondre à trois impératifs, et ce conformément à l’article 22 de la Constitution : l’investigation des violences perpétrées, la sanction de ces violences afin de mettre fin à l’impunité dans ce domaine et la réparation des préjudices subis par les victimes ;
• Promulguer une loi cadre et/ou une loi spécifique pour lutter contre les violences à l’encontre des femmes, conforme aux normes des Nations Unies et aux dispositions de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ;
• Renforcer la prise de conscience de l’opinion publique sur la question des violences basées sur le genre et une politique de sensibilisation aux droits des femmes et à la culture de l’égalité ;
• Renforcer la formation des professionnels ;
• Consacrer un budget pour les cellules et les structures de prise en charge des femmes au niveau national ainsi que dans chaque région et collectivité locale ;
• Instituer des centres d’hébergement pour les femmes et leurs enfants ;
• Instituer des mécanismes sectoriels pour la prise en charge des femmes victimes de violences en vue de prendre les mesures de protection d’urgence et fournir des services médicaux, administratifs et juridiques, ainsi que des services d’accueil et d’écoute des victimes ;
• Mettre en œuvre des mécanismes efficaces de coordination entre ces structures et les différents acteurs concernés, y compris les associations féminines, qui devraient être associées à tous les mécanismes et à l’élaboration des stratégies d’intervention ; appliquer le principe de la parité au niveau de la représentation dans ces mécanismes


http://www.euromedrights.org/wp-content/uploads/2016/12/EMHRN-Factsheet-VAW-Morocco-FR-2016.pdf

viernes, 13 de abril de 2012

Maroc : pour l'abrogation de l'article 475 du code pénal


Maroc : un procès symbolique pour l'abrogation de l'article 475 du code pénal

Lundi 9 Avril 2012

Le 13ème tribunal de la femme, tenu samedi à Casablanca (Maroc) par des associations féminines, a plaidé pour l'abrogation de l'article 475 du code pénal, qui permet aux violeurs d'être à l'abri de poursuites judiciaires en épousant leur victime. 



Consacré au "phénomène du mariage forcé des mineurs et le mariage au violeur", ce tribunal symbolique, placé sous le thème "arrêtons l'infanticide de nos filles", a appelé à l'amendement des articles 20 et 21 du code de la famille relatifs au mariage des mineurs et à l'harmonisation des lois nationales aux dispositions de la constitution et aux conventions internationales. 

En considérant le viol des mineurs comme une torture, le tribunal a appelé à la décriminalisation de l'avortement, à l'accélération de la mise en place de l'Instance de parité et de lutte contre toutes formes de discrimination, exhortant l'état à assumer ses responsabilités en matière de sensibilisation à l'égalité et de lutte contre tous les moyens de nature à encourager le mariage des mineurs, notamment l'abandon scolaire et la marginalisation. 

Le tribunal symbolique a également insisté sur le renforcement de l'éducation aux valeurs d'égalité, de justice et de respect de la différence à travers les programmes pédagogiques et l'amélioration de l'image de la femme dans les médias, soulignant que ce dossier, qui a suscité une polémique avec l'affaire d'Amina Filali, "ne sera clos qu'avec la satisfaction de toutes ces revendications". 

Le procès, initié par l'Union de l'action féminine et le réseau Annajda pour l'assistance des femmes victimes de violence, en collaboration avec l'association espagnole Red Activas avec le soutien de l'agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID), a été marqué par des témoignages émouvants des parents d'Amina Filali, la jeune fille qui s'est suicidée après avoir été contrainte d'épouser son violeur, ainsi que de filles mineurs mariées et victimes de violences. 

Ce procès s'est déroulé en présence d'acteurs de la société civile, des défenseurs de droits de l'homme, des parlementaires et des journalistes.

Lundi 9 Avril 2012 - 01:22